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  Les Points  d'Intérêts  de l'Iran

Musique d’Iran

 

Islamic Music IranL’histoire

 

Les origines de la musique iranienne se perdent dans la plus lointaine antiquité et il n’est pas possible,dans l’état actuel de nos connaissances, de suivre à travers les siècles l’histoire de cette musique,où beaucoup de légendes se sont glissées ?Une étude systématique ,où beaucoup de légendes se sont glissées. Une étude systématique est très difficile du fait de la disparition des bibliothèques de l’antique Iran au cours des pillages et des destructions qu’ont valu à ce pays les grandes invasions grecque(300 av J.C.),arabe(milieu du 7ème siècle),mongoles(13-15ème siècle) et afghane(18ème siècle),sans parler des influences plus récentes.

De grand théoriciens et musiciens comme Farabi (10ème siècle),Avicenne(11ème siècle) et safioddin (13ème siècle),tous trois Persans bien que d’expression arabe,nous ont laissé d’importants ouvrages théoriques,mais aucun document digne de foi,antérieur à farabi, n’a été découverte jusqu’ici ?En particulier,on ne peut encore affirmer si oui ou non les anciens Perses avaient une tradition orale,il est difficile d’imaginer quelles mélodies charmaient les Achéménides (559-330 av. J.C.),qui donnaient la musique une place importante dans leur vie quotidienne. L’iconographie des Sassanides(226 à 641) nous révèle que la musique était également très en faveur à cette époque,et l’on sait que sous Chorsorès II (590-628)les musiciens jouissaient d’une grande considération ;

Des hymnes religieux comme les Gatha-s de l’Avesta,dont des manuscrits nous ont conservé les textes et des chants exaltant la grandeur des monarques  et les hauts faits des héros,dépeignant les fêtes saisonnières et la beauté de la nature ou traduisant les sentiments du cœur humain,semblent avoir été les formes d’expression favorites de la période préislamique durant laquelle la musique instrumentale parait aussi jouer un rôle important ;

Les rapports de la musique grecque avec l’art musical iranien sont mal connus,mais c’est une musique beaucoup plus raffinée et des instruments bien plus perfectionnés que les leurs que les envahisseur arabes trouvèrent en Iran et s’empressèrent d’adopter. Si bien que la musique  que les Arabes répandirent jusqu’en Espagnol est,en fait, pour la plus grande partie,de la musique persane.

 

Iran Music Ilam EraDivers Aspects De La Musique Iranienne

L’aspect classique n’est évidemment pas le seul que revêt la musique de l’Iran,mais dans ce cadre nous mentionnons les suivants :

 

Musique populaire :

 

-religieuse ;le Ta’zié

-des soufis

-de guérison

-de Zurkhané

-de danse

 

La musique religieuse :

a)      L’Azan,appel aux cinq prières quotidiennes,que le muezzin(ou Azangu ‘’celui qui chante l’Azan’’) chante généralement en Tork ou en Shur.-et Shahnaz .  Azan existe depuis l’avènement de l’Islam.

b)      La récitation du Coran,d’habitude en Hedjaz.

c)       Certaines prières,comme les Monadjat,qui prennent la forme d’un vers ,d’un poème ou de pose rythmée,que l’on psalmodie dans la solitude ou chante en différentes occasions,surtout pendant les mois saints ?En Ramadan,par exemple ,chantés du haut du minaret avant l’aube,les Monadjat rappellent aux musulmans qu’à partir du lever du soleil ,ils vont jeûner et se recueillir.

d)      Au cours des Rozé-s, réunions dans une mosquée,une maison privée ou un lieu public,autour d’un religieux qui prêche et parfois chante sa prédication ou des textes sacrés. Rozé veut dire ‘’jardin’’ .

e)      Enfin on chantait les Ta’zié-s,cérémonies historico religieuses(quelques peu comparables aux mystères du Moyen Age français)qui commémoraient le martyre des Imams,comme les Rozé-khani-s mais sous forme de véritable spectacles. C’est vers le milieu de 11ème siècle ,sous le règne des Al-e Buyé,que des cérémonies célèbrent chaque année le triste anniversaire. Les dix premiers jours  du mois Moharram étaient jours de deuil et les fidèles s’épanchaient et lamentations au cours de longues procession. Le roi Moeezd Dolé imposa ce rite shiite annuel ,malgré les réticences des prêtres sunnites .Les dynasties suivantes firent peu de cas de la coutume,mais les Safavides la remirent en honneur.

Le Ta’zié connut son apogée sous Nasereddin Shah ;qui en fit un art véritable ?A l’instar du roi,les princes favorisèrent aussi l’expansion de cet opéra religieux et les Ta’zié-s, qui se déroulaient jusqu là dans les petits Takyeh-s de quartier,prirent l’ampleur de représentations somptueuses .A  la fin du règne de Nasereddin,l e spectacle religieux s’était presque mué en divertissement.

Mais les écoles de Ta’zié eurent une influence déterminante sur la sauvegarde de la musique traditionnelle car on exigeait des Ta’zié Khans de rares  qualités vocales et musicales,du plus pur classicisme.

Iran Tar Musical InstrumentSeul cas dans la musique orthodoxe,des instruments participaient au Ta’zié ,mais il s’agissait d’instruments militaires,qui échappaient à l’interdiction(trompettes,cymbales,tambours…à et du Karna,sort de trompe puissante dont jadis seuls les rois et le princes donnaient le signal. Leur musique intervenait pour annoncer le début du spectacle et souligner les entrées et les sorties des rôles importants,et accompagnait le cas échéant les Ta’zié-Khan-s.

Après les défilés et parades préliminaires, les Ta’zié Khan-s entraient. D’abord s’élevaient majestueusement,l’une après l’autre,les voix les plus graves,puis se succédaient les registres de plus en plus élevés,tandis que l’exaltation générale croissait,pour atteindre son comble lorsque enfin les soprani des enfants se faisaient entendre. La puissance évocatrice du texte ,le caractère déchirant des mélodies- chaque séquence avait sa mélodie propre l’extraordinaire intensité  de l’interprétation,dans une mise en scène d’un réalisme parfois terrifiant,engendraient une inimaginable exaltation collective :la foule criait,des spectateurs  tombaient en transes,d’autres se flagellaient ou se blessaient eux-mêmes à coup de poignard. Les vers chantés était tantôt l’œuvre de poètes connus tantôt celle d’auteurs qui écrivaient par dévotion, dans l’humanité de l’anonymat.

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