Téhéran est la capitale
de l'Iran, sa population actuelle est de 11 050 000 (métropolitain 15 000 000).
La ville donne également son nom à la province environnante.
Établie sur un plateau à une altitude oscillant entre 1 200 et 1 700 m, la
ville de Téhéran est une ville moderne .Les quartiers du nord de la ville situés
sur les contreforts de l'Elbourz, sont un peu moins pollués, un peu plus frais
en été. Ce sont les quartiers résidentiels de la population aisée de la
capitale. La majorité des ambassades étrangères s'y trouvent ainsi que le palais
et le parc de l'ex-Chah. Vers le sud, en contre bas, et vers le désert, ce sont
des quartiers plus populaires et industriels. C'est à l'extrême sud de
l'actuelle agglomération que se trouve le site de Ray (Rhagès). Ray a longtemps
été la capitale régionale et est le lieu de naissance du calife abbasside Hârûn
ar-Rachîd en 766.
La ville est au pied des montagnes, à la sortie nord de la ville un
télécabine monte jusqu'au mont Töchal à 3 966 m. Plus à l'est et à 50 km du
centre de Téhéran se trouve le mont Damavand dont le cône parfait garde quelques
traces de neige jusqu'en juillet et culmine à 5 671 m.
Histoire
Téhéran est fondée vers le IXe siècle. Elle commence à prendre un peu
d'importance après la destruction de Rhagès par les Mongols en 1220.
Elle devient la capitale de la Perse au temps de la dynastie Qadjar en 1785,
qui avait pris la place de la dynastie Zand. Le développement de la ville
commence alors réellement. Les dynasties précédentes avaient préféré des
capitales plus au Sud comme Ispahan ou Chiraz. Téhéran doit d'être devenue
capitale de l'Iran à l'époque Qadjar à des préoccupations stratégiques : les
Russes menacent les frontières Nord du pays et les Turcomans celles du Nord-est.
Téhéran bénéficie d'une situation privilégiée au carrefour de la route est-ouest
qui longe le piémont de l'Elbourz et des voies menant aux oasis de l'Iran
central et aux bassins du Fars.
Au XXe siècle, ce développement urbain s'effectue sans planification, ni
harmonie. C'est le centre administratif, commercial et industriel de l'Iran.
En 1979, c'est à Téhéran qu'ont lieu la chute du chah Mohammad Reza Pahlavi
et la Révolution islamique menée par l'imam Khomeiny.
Palais de Golestan
Le Golestân est le palais de la dynastie Qadjar. C'est un vaste ensemble de
bâtiment encerclant un jardin. A son emplacement se dressait jadis une
forteresse séfévide,remplacée par un palais sous le règne de Karim Khan Zand. Le
complexe actuel fut édifié par Nasser al-Din Shah (1848-1896), impressionné par ce
qu’il avait vu en Europe. Il comprenait à l’origine des édifices destinés à
l’administration aux ministères et à des appartements privés ,mais beaucoup ont
été démolis sous les Pahlavi.
Palais
de Shams-ol Emareh
Le plus grand palais de son temps,se caractérise par un mélange
d’architecture,persane et européennes. Une enfilade de salles tapissées de
miroirs et de carreaux présente des calligraphies,du mobilier et de la vaisselle
précieuse,cadeaux des nations européennes(en particulier de la France).
Tahkt-e Marmar
Le palais possède une salle d’audience ouverte sur un coté et ornée de
miroirs .Un magnifique trône d’albâtre soutenu par des atlantes domine
l’ensemble. Il fut fabriqué en 1801 pour Fath Ali Shah,qui possédait quelques
200 épouses et 170 rejetons,Cette salle d’apparat accueillit la cérémonie de
couronnement de Rizah Shah en 1925.Un étroite corridor débuche ensuite sur une
pièce dont les peintures murales représentent les monarques fictifs du
Shah-namah du poète Ferdosi (Zahak porte sur ses épaules deux serpents des
naissances royales et des musiciens jouant dans les jardins du palais. Vous
remarquerez au passage le portrait de Fath Ali Shah,doté d’une barbe fournie.
Mont Damavand
Plus haut sommet d’Iran,le mont Damavand(5671m)évoque par sa forme le
Fujiyama. Situé dans la province du Mazandéran,il est néanmoins aisément
accessible depuis Téhéran .De nature volcanique ,il crache encore des émanations
de soufre suffisamment toxiques pour tuer les moutons égarés .Il fut escaladé
pour la première fois par un occidental en 1837. Depuis long temps Il attire des
alpinistes également des nomades vers les pied de la montagne qui est couvert
par
neige.